vendredi 9 mars 2007

LES NOUNOUS...



Aujourd'hui nous allons aborder un sujet ,plus "soft" ,les nounous.

Il y a quelques decennies, alors que nous habitions au Sénégal, j'avais embauché une nounou à la naissance de Pascale. Elle appelait Yaya, avait la quarantaine passée, métisse, originaire des Iles du CAP-VERT. C'était une femme dynamique, débrouillarde, un peu sévère parfois. Elle s'occupait de tout ce qui concernait Pascale, ( le bain, les repas, les lessives, le repassage ,les promenades). Je me souviens que lorsqu'elle venait me chercher au travail avec Pascale, celle-ci était toujours bien pomponnée et faisait l'admiration de mes collègues. C'était son bébé chéri.. Pensez ,elle l'a élevée de l'âge de 6 mois à 2 ans 1/2. Lorsque nous avons quitté le SENEGAL pour le CAMEROUN, ce fut un véritable déchirement.En principe on se quittait pour toujours, mais le hasard de la vie a fait que nous avons eu l'occasion de nous retrouver quelques années plus tard lors d'un passage au Sénégal.

Lorsque nous sommes arrivés au CAMEROUN, j'ai embauché, dans l'urgence ,une nounou pour garder Pascale pendant que j'étais à la clinique pour la naissance de Laurence. Elle s'appelait, Louise , toute en rondeurs, noire noire, hilarde du matin au soir. Lorsque ,Laurence avait bien pris son biberon, elle disait: " Madame, petit Lo ,il a bien bouffé.." . Le jour, elle était nounou et la nuit, elle vendait ses charmes..A l'époque on ne pensait pas au Sida, on était plutôt, préoccupé par le Choléra. Nous sommes restés au Cameroun six mois avant d'être mutés au BENIN. Au bout de quelques mois ,ayant trouvé du travail, j'ai fait appel aux services d'Elisabeth., jeune fille d'une vingtaine d'années, douce, fine, jolie et d'une discrétion extrême.Je ne travaillais pas l'après-midi et lorsque que nous allions à la plage avec les enfants, elle s'éloignait pour faire des câlins à Laurence..

Lorsque nous avons quitté le BENIN, à la suite d'un coup d'état , je me souviens qu'elle se cachait pour pleurer et ne pas montrer son chagrin.

Souvent, je me pose la question." Que sont-elles devenues" ces gentilles nounous
qui font partie de notre vie.

mardi 6 mars 2007

DU TELEPHONE... AU REPONDEUR

Lorsque j'avais une dizaine d'années, mes parents vivaient en Afrique et j'étais en pension en France. Pas question de se téléphoner.On échangeait des lettres qui mettaient trois semaines à arriver, dans un sens ou dans l'autre. Parfois, j'aurais bien vendu mon âme au diable pour un petit coup de fil avec mes parents..

Maintenant, on peut se téléphoner de partout et c'est très bien...

Cependant, il y a un appareil que je ne supporte pas c'est le répondeur. Je ne nie pas son utilité, mais parfois il vous arrive de tomber sur des messages assez surprenants. Il y a quelques jours, je téléphonais à une amie malade pour prendre de ses nouvelles. Le répondeur déclamait : " Je ne peux pas vous répondre, laissez votre message"... ni bonjour, ni merci, ni au revoir. Les gens sont-ils aux galères pour ne pas pouvoir répondre au téléphone...et être au moins poli.Je ne suis pas contre "Bonjour, nous sommes absents "... ou bien avec un peu d'humour " je ne suis pas où vous croyez que je suis " etc.. Mais franchement ,là ,j'ai pris la mouche.

Je n'ai pas la téléphonite aïgue,mais je suis très sensible à la qualité de l'écoute au téléphone, sans doute parce que je sais combien ce moyen de communiquer est génial.

dimanche 4 mars 2007

NEW-YORK...IMPRESSIONS..










Lors d'un voyage en Floride, nous avons fait une escale de trois jours à NEW-YORK .
Notre avion ayant pris du retard, nous sommes arrivés à KENNEDY AIRPORT vers 22 heures. C'était un dimanche , il neigeait et il n'y avait plus de taxi à prix réduit. Nous avons été embarqué par un chauffeur pakistanais qui conduisait d'une manière assez étrange. Tantôt il empruntait des routes à grande circulation tantôt il prenait des routes complètement désertiques et sombres. Sentant mon angoisse, il me déclare " Don't worry, you will be at your hotel in about 20 minutes." OK.et pour détendre l'atmosphère il me raconte qu'il a vécu à Paris 5 ans avant d'émigrer aux USA, c'est comme celà que l'on se fait un pote...un soir à New-York.

Ma première vision de NEW-YOK, en traversant le PONT DU QUEENS ,fut les grandes silhouettes des gratte-ciel qui dans une lumière blafarde, se reflétaient dans les les eaux sombres de l'EAST-RIVER. Féerique, digne d'un film de science fiction.

Nous arrivons finalement à notre hôtel. Salée la note du taxi 125 dollars... Gros trou dans le budget..Nous prenons possession de notre chambre. ( spacieuse, lit king size, canapé, fauteuil, télévision salle d'eau ). Etant donné le décalage horaire on n'a pas sommeil.

Bien emmitouflés, chaussures de randonnées aux pieds, nous décidons d'aller faire un tour à BROADWAY et à TIME SQUARE . Connu pour ses illuminations nocturnes et le flot de ses milliers de flâneurs qui déambulent sous la lumière aveuglante des gigantesques enseignes au néon, l'endroit semble familier..C'est beau et on se sent tout petit. Il fait très froid -15 degrés...On est à une semaine de Noël, les magasins sont encore ouverts. On fait connaissance avec la société de consommation..
La fatigue du voyage commence à nous gagner, on rentre se coucher car demain la journée sera rude.

Après un copieux petit déjeuner à la française à 12 dollars par personne tout de même, nous nous dirigeons vers l'EMPIRE STATE BUILDING ( hauteur 443, construit en 1931). Après trois heures de queues et de nombreuses fouilles, nous atteignons le sommet de l'édifice. Le panorama est superbe, le temps est clair, il fait un froid horrible, j'ai les oreilles gelées. On aperçoit au loin la statue de la LIBERTE.Je me dis il va falloir trouver le temps d'aller la voir de plus près...
Un dernier regard pour bien photographier l'endroit et on se retrouve sur le plancher des vaches en quelques minutes.

Maintenant, direction GROUND ZERO. Il faut prendre le métro..On s'engouffre dans PENN STATION. Avant d'avoir compris que les billets sont délivrés par une machine à écran tactile, il a fallu un petit moment.. C'est là qu'on reconnaît les gens qui voyagent beaucoup..Enfin après avoir dérangé une employée occupée à compter des pièces, nous avons récupéré nos tickets. Ensuite il a fallu passer les portiques avant de nous retrouver sur un quai. Ouf..Prudente, j'avise quelques personnes pour m'assurer que nous étions dans la bonne direction. A ma grande surprise les gens se reculent méfiants..Finalement, un Monsieur avec un attaché-case et un badge sur la poitrine me rassure .Your'e Ok..It's the terminal...six stations to go and back by the same way... Thank you, thank you..

Lorsqu'on arrive à GROUND ZERO, on est surpris par un trou béant où tout amas de ferrail et de pierre ont disparu. Des ouvriers s'activent à rebatir. On est pris par l'angoisse d'imaginer que l'on est là, à l'endroit précis où la tragédie s'est passée. C'est quelque chose d'insoutenable qui vous prend aux tripes.

Il fait extrêment froid, on décide de faire demi-tour en métro et de prendre le bus pour aller à GRAND CENTRAL STATION, la gare mythique de NEW-YORK. Cet édifice datant de 1913, est un véritable chef-oeuvre de style BEAUX-ARTS. La journée a été bien remplie, on rentre à pied. Douche.. repas chez l'Italien en face de l'hôtel, pas cher mais pas très bon non plus..petit tour à TIME SQUARE de nouveau..puis dodo.

Aujourd'hui, c'est le jour des circuits en bus dans la ville, meilleur moyen de visiter lorsque l'on n'a pas trop de temps. Défilerons devant nos yeux CENTRAL PARK, ROCKEFELLER CENTER, son magnifique sapin de Noël et sa patinoire ,BATTERY PARK, CHINATOWN, L'ONU, LE MUSÉE D'ARTS MODERNES etc...Belle journée. Demain après-midi ,nous partons pour la FLORIDE..

Il nous reste une demie journée à occuper. On décide de faire la balade en bateau autour de MANHATTAN. On donne congé pour notre chambre. On laisse les valises à la consigne. On fait un petit repérage à PORT-AUTHORITY pour prendre nos billets pour l'aéroport et voir les horaires des bus. L'esprit libre on se dirige vers les quais pour prendre un bateau qui nous fera faire le tour de l'Ile en deux heures. Deux heures ,où nous avons gravé dans un coin de notre mémoire des images sublimes et où nous avons ressenti des sensations très fortes lorque nous sommes passés devant la statue de la Liberté, qui est sans aucun doute le symbole de l'Amérique..Lorsque l'on sort du bateau on remarque que la jeune femme qui faisait le commentaire de la sortie était aveugle.. C'est celà aussi l'Amérique..

Avant de prendre notre bus pour l'aéroport, nous avons remonté jusqu'à la 51ieme rue pour trouver un restaurant mexicain où nous avons très bien mangé pour 8 dollars chacun.. Avec quelques jours de plus à NEW-YORK, on aurait été comme des poissons dans l'eau..Ce soir on sera chez notre petite fille pas mal ...

Le Corbusier à dit : New-york est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C'est une catastrophe, mais une belle catastrophe.

WEEK-END..



C'était la fête des" Mamies", pour l'occasion j'avais invité Paul et Badette à venir partager un couscous avec nous. J'hésite toujours à faire ce plat car neuf fois sur dix je loupe ma semoule ,( elle se transforme en une de boule collante inmangeable ). Mais, aujourd'hui, miracle elle était très réussie. Tout était très bon d'ailleurs, sans me lancer des fleurs... Vous me direz sans doute que rien n'est plus simple que de faire de la semoule et pourtant..

BLOG OU PAS BLOG..

Hier, j'ai été prise d'un doute.. Pourquoi un blog et pour qui... J'ai relu mes notes.. et puis finalement, je me suis dit pas si mal.. même si ça ne captive personne ..fais le pour toi. donc je vais continuer à vous raconter, cher journal, mes petites histoires sans intérêt... même si je n'ai pas la dextérité de certaines...

mercredi 28 février 2007

PAUVRE AFRIQUE..















Hier, nous avons vu le film "BLOOD DIAMOND " un véritable réquisitoire sur l'état de l'Afrique. Un film qui vous interpelle...

J'ai vécu longtemps en Afrique, j'y suis même née, je ne pense pas qu'au temps banni de la colonisation , et pendant 25 premières années de l'indépendance, il se passait de telles atrocités. Je ne souviens de cette terre comme un endroit paisible où il faisait bon vivre.

Quand, je vois les photos d'actualité d'ABIDJAN, je suis attristée et je me demande comment est-ce possible...

LE PIC DU MIDI..





En 2005, par une belle journée de Juin, nous décidons avec des amis d'aller visiter le PIC DE MIDI. Direction la Station de la Mongie...

Nous atteignons la plate forme de l'observatoire au bout d'une vingtaine de minutes d'ascension en téléphérique, suspendus à un câble au milieu du vide...Angoissant.

Le spectacle est grandiose... Admirez...